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Damas en famille

dimanche 30 novembre 2008

portrait-louay2

damas-en-arabe1Après plusieurs semaines de coups de téléphones à l’ambassade de France et de paperasse administrative bien française, nous avons pu obtenir juste à temps notre carte de séjour libanaise, ce qui nous a permis d’aller à Damas le WE du 8-9 novembre. Damas, capitale de la Syrie, est aussi la ville de notre cousin Louay. Nous avons donc eu la chance de découvrir cette belle ville en famille avec un guide d’exception. Eh oui, Louay, Laurence et leurs enfants, qui vivent en France, sont venus passer quelques jours de vacances en Syrie pour retrouver la grand-mère et les tantes. Nous avons donc profité de l’occasion pour rencontrer cette branche éloignée de notre famille, encore inconnue pour nous.

Laurence,Lila,Samy et nous deux dans le souk de Damas

Laurence, Lila, Samy et nous deux dans le souk de Damas

Notre première destination : Maaloula, le monastère dans la montagne, et la grotte de Ste Thècle. De là-haut, la vue sur le village chrétien en contrebas est superbe. Dans cette région, les habitants des villages parlent encore la langue du Christ, l’Araméen.

le village de Maloloula

le village de Maaloula

Nous avons visité la plus ancienne église de Syrie qui date d’environ 300 après J.C. Elle est intéressante car l’influence païenne y est encore visible. L’autel, notamment, a des bords relevés, comme les autels romains destinés à recueillir le sang des sacrifices d’animaux. Quant à la grotte de Sainte Thècle, on raconte une légende sur ce lieu. Sainte Thècle était poursuivie par son père qui refusait sa conversion au christianisme et voulait la tuer. Pour lui permettre d’échapper à ses poursuivants, Dieu aurait ouvert une faille très étroite dans la montagne permettant à la sainte de se cacher. Au bout de ce passage, on trouve plusieurs grottes taillées dans la roche.

la faille de Mar Takla (sainte Thècle)

la faille de Mar Takla (sainte Thècle)

Nous avons aussi visité le couvent, qui abrite plusieurs lieux saints. Ici, comme au Liban, la dévotion est intense et les gens adorent les saints locaux. Nous sommes entrés dans le sanctuaire de Sainte Thècle, une grotte creusée dans le flanc de la montagne, qui abrite son tombeau. Pour prier la sainte, les gens enlèvent leurs chaussures avant d’entrer, puis s’assoient sur les tapis disposés au sol. Tout cela rend ce lieu paisible et agréable.

Nous avons ensuite visité un autre couvent, celui de Sednaya. L’église située à l’intérieur est un lieu de pèlerinage où les fidèles peuvent recueillir un peu d’huile sacrée. Une légende raconte qu’une femme apportant une jarre d’huile en offrande à Marie s’est arrêtée sur une marche de l’escalier pour se reposer. Quand elle a repris son ascension, une goutte d’huile était tombée sur la marche et avait pris la forme de la Vierge Marie.

le couvent de Sainte Thècle

le couvent de Sainte Thècle

Après cette longue journée de visite, nous sommes retournés à Damas pour nous promener dans les souks. Et là, ce sont des vrais, pas comme à Beyrouth ! Les différents commerces sont répartis en fonction de leurs produits dans un dédale de rues autour de la grande mosquée des Omeyyades. Nous nous sommes arrêtés pour prendre une glace chez le plus fameux glacier de la ville, puis nous avons continué notre exploration des différentes boutiques. Les plus colorées sont celles des marchands de bonbons.

les couleurs du souk

les couleurs du souk

un hammam

un hammam

Ensuite, pour terminer la soirée en beauté, nous avons pris un thé dans un café près de la mosquée : Al Nawfara. Et c’est là que nous avons rencontré par hasard une coopérante DCC de Damas ! Le monde est vraiment petit…

Pauline, coopérante DCC, à la terrasse du café

Pauline, coopérante DCC, à la terrasse du café, avec un ami syrien

Le lendemain matin, direction la mosquée des Omeyyades pour deux heures de visite et de contemplation. Savez vous que la ville de Damas est le quatrième lieu saint de l’Islam, après La Mecque, Médine et Jérusalem ? Pendant le règne de la dynastie des Omeyyades, elle fut même la capitale de tout le monde arabe. La mosquée comprend deux parties; la salle de prières et la cour. Cette dernière est pavée de marbre blanc dans lequel se reflètent les colonnes qui la bordent. Il y a un grand espace ouvert où les enfants peuvent courir à leur aise.

la cour extérieure

la cour extérieure

On aperçoit au fond la fontaine aux ablutions permettant au fidèle de se purifier avant la prière.

la fontaine aux ablutions rituelles

la fontaine aux ablutions rituelles

Pour entrer, les femmes ont dû se couvrir de la tête aux pieds.

djelabah obligatoire pour les femmes

djellaba obligatoire pour les femmes

L’intérieur de la mosquée est encore plus beau. La salle de prière est très vaste et s’étend très en largeur, seulement coupée par deux séries de colonnes.

la salle de prières

la salle de prières

Ici, on croise aussi bien des musulmans Chiites que des Sunnites ou des Chrétiens. L’édifice abrite en effet à la fois le tombeau d’Hussein, le petit fils du prophète, vénéré par les Chiites, et celui de Jean le Baptiste.

le tombeau contenant la tête de Saint Jean Baptiste

le tombeau contenant la tête de Saint Jean Baptiste

Sur la photo on peut voir au premier plan un touriste américain (à gauche) rencontrant un pèlerin Iranien (à droite). Bel exemple de dialogue inter-religieux et inter-culturel… Dans la salle de prière, chacun a sa manière particulière de parler avec Dieu. La plupart des fidèles s’approchent du mur qui indique la direction de La Mecque et se mettent à genoux. Mais on voit aussi des groupes de pèlerins Chiites qui procèdent autrement. Les hommes assis en groupe chantonnent un verset du Coran pendant que les femmes assises un peu plus loin pleurent et gémissent. D’autres fidèles sont simplement adossés à un pilier ou contre un mur et ferment les yeux. Certains sont même allongés et semblent dormir tant l’atmosphère du lieu est paisible.

Après cette superbe visite, et après nous être promis de revenir une prochaine fois avec un guide, nous sommes allés prendre le déjeuner chez une sœur de Louay, où nous avons rencontré sa mère. Nous avons mis en pratique nos rudiments d’arabe pour discuter avec elle, aidés par les sœurs de Louay qui parlent bien anglais, et par Laurence qui connait le vocabulaire usuel. Le repas était assez marrant : toute la famille insistait pour remplir notre assiette dès qu’elle était vide. Mais comme la table était remplie de plats, nous voulions prendre un peu de tout. Nous avons finalement trouvé la technique : il fallait commencer à se servir du plat suivant avant de terminer le précédent afin de toujours avoir quelque chose dans notre assiette !

La mère de Louay avec nous deux

La mère de Louay avec nous deux

Le seul regret de cette excurtion à Damas : nous n’avons pas eu le temps de profiter des nombreux hammams de la ville. Promis, nous iront la prochaine fois, inch’allah.

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One comment

  1. bonjour
    je vois votre « reportage photo » sur damas et recherche une famille d’accueil pour deux mois à dans cette ville ou je vais suivre des cours en janvier et fevrier. Avez vous des adresses de familles sérieuses qui reçoivent des hotes étrangers Merci
    Fanny, 22 ans , étudiante en droit



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