Eh oui, ça y est, l’aventure est finie ! Nous sommes revenus en France et nous avons retrouvé nos familles et nos amis. Mais il nous reste une chose à vous raconter : notre voyage de retour. Car nous n’avons pas choisi la voie la plus rapide : histoire de prendre le temps de rentrer, nous avons décidé de passer par la terre et de voyager en bus à travers la Syrie et la Turquie, puis en train à travers l’Europe de l’est. Sans oublier un petite halte d’une semaine à Istanbul pour nous permettre de respirer une dernière fois ce parfum d’Orient si envoûtant…
Première halte : le Krak des chevaliers, sur la route d’Alep. Cette forteresse impressionnante fut construite et occupée par les Croisés et constitua l’un de leurs derniers refuges lors de la reconquête de la Terre Sainte par Saladin.
Du haut de ces murs, les défenseurs devaient voir arriver l’ennemi de très loin. Mais pour nous, la vue qui embrasse des kilomètres carrés de collines avait surtout un attrait esthétique.
Le château n’est pas encore complètement en ruine, et nous avons pu nous balader dans les halls de réception, la chapelle, les cuisines et la salle à manger. Les vieilles pierres ont encore un fort pouvoir d’évocation et on imagine très bien les parties manquantes.
Ensuite, nous avons pris un autre bus en direction de la côte et du seul port que compte la Syrie : Lattaquié. Après une nuit de repos, nous voilà repartis pour la visite d’un autre château fort croisé, celui du libérateur Salah ed Din, appelé Saladin par les Occidentaux.
Cette forteresse est noyée dans un océan de verdure, perchée sur une colline et entourée de vallées et de petites montagnes.
Ici, les constructions sont moins bien conservées, mais on retrouve tout de même de beaux éléments d’architecture croisée comme ces arches en croix qui forment les écuries.
Après en avoir pris plein les mirettes dans ce dernier château, nous sommes retournés à l’hôtel prendre nos bagages avec de quitter la Syrie pour de bon. Au revoir le Levant … On reviendra, promis !
Mais nos vacances, elles, ne font que commencer. Le mini bus nous dépose à la frontière syro-turque et c’est à nous de nous débrouiller pour poursuivre notre chemin. Ici, pas de bus pour continuer, il faut attendre un taxi qui n’a pas l’air de vouloir pointer son nez. Après avoir interrogé quelques voyageurs, nous tombons sur un monsieur turc, diplomate, qui se rend au Liban pour son travail. Il est accompagné par son chauffeur qui le laisse continuer en taxi car la voiture ne peut pas entrer en Syrie. Le chauffeur nous propose donc de nous emmener car il doit de toute façon ramener la voiture chez lui. Et nous voilà partis dans une Mercedes climatisée, avec chauffeur (Habib), pour parcourir la centaine de kilomètres qui nous sépare d’Alexandrette. En chemin, Habib nous a même proposé de passer la soirée et la nuit chez lui. Le sens de l’accueil est vraiment le même en Turquie qu’au Liban !
Nous avons donc dîné et passé la nuit chez cette sympathique famille. Habib nous a même conduit à la station de bus pour repartir le lendemain matin !
Après quelques changements de car, nous arrivons en Cappadoce, et nous nous arrêtons tout d’abord pour visiter les fameuses cités souterraines de Derinkuyu (“puits profond”). Cette cité porte bien son nom car elle comprend 8 niveaux creusés dans la roche volcanique et pouvait accueillir 10 000 personnes pendant un mois.
Ces souterrains ont été creusés dans le but de cacher la population en cas d’invasion. Les premiers à avoir mis en place ce système seraient les Hittites, au XVème siècle avant J.C. Puis les Grecs, les Romains et les Byzantins ont chacun agrandi et amélioré la cité. Tout était prévu : étables, caves, greniers, réfectoires, école, chapelle et même pressoir à vin ou à huile. On sait que la ville a servi de refuge aux Chrétiens fuyant les persécutions aux premiers temps de notre ère.
La ville a été redécouverte par hasard dans les années soixante. Un brave jardinier, trouvant que ses tomates absorbaient un peu trop vite l’eau qu’il leur donnait, creusa dans son jardin et découvrit l’une des cheminées d’aération du complexe.
Pour bien profiter de la visite, nous avons passé la nuit sur place … dans un hôtel situé dans la ville à la surface. Nous avons découvert un village très rural, entouré de champs.
Nous avons même pu assister à la cuisson du pain dans le four commun du village. Les femmes nous ont d’ailleurs offert une de leurs productions : du pain qui sort du four à bois, un régal !
En revenant vers le centre, un couple qui prenait le thé sur son balcon nous a invité à le partager avec eux.
Une fois installés dans le salon, nous nous vus proposer des objets tricotés par la femme. Le village essaie, comme il peut, de profiter du tourisme.
A suivre…














