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Le retour par le chemin des écolier (2/3)

Lundi 23 novembre 2009

La suite du voyage nous emmène au cœur de la Cappadoce, dans le petit village de Göreme, où nous avons commencé à retrouver notre statut (moins agréable) de touriste occidental. Nous avions décidé de passer 3 jours sur place, même s’il aurait fallu plusieurs semaines pour découvrir toutes les merveilles offertes à nos yeux.

Göreme vu depuis le ciel

Le coin est célèbre car il est truffé de grottes creusées dans la roche volcanique tendre. Celle-ci s’érode continuellement ce qui donne des paysages splendides et changeant continuellement au fil du temps.

un paysage peuplé de roches biscornues

Les habitants ont profité de cette caractéristique naturelle pour tailler des abris dans la roche, puis des maisons, des églises et un village troglodyte. Aujourd’hui, un site protégé regroupe les grottes les plus belles et les mieux conservées.

le musée en plein air de Göreme

On peut notamment y voir des églises orthodoxes ornées de très belles peintures qui ont conservé un état remarquable grâce au peu de lumière pouvant entrer.

peintures rupestres dans une église orthodoxe

Certaines d’entre elles montrent des décorations de l’époque iconoclaste. Décrétée en 730 par l’empereur Romain d’Orient, cette doctrine, influencée par les pratiques musulmanes qui interdisent la représentation de Dieu, de peur de tomber dans l’idolâtrie, a imposé la destruction des icônes représentant Jésus ou les saints. Les artistes ont donc peint des symboles et des lignes géométriques sur les murs des églises.

peintures iconoclastes; en dessous : fresques défigurées

Mais les humains et les saints ne sont pas les seuls habitants des grottes de la région ; il y a aussi des pigeons ! Au temps où les engrais chimiques n’avaient pas encore envahi les terres agricoles, le meilleur moyen de fertiliser le sol dans cette région était d’y répandre de la fiente de pigeon. Si bien que ces oiseaux étaient considérés comme une richesse. De nombreux pigeonniers ont été creusés dans la roche, avec des accès astucieux afin que seuls un homme et un pigeon puissent y pénétrer, et pas un renard.

pigeonnier creusé dans la roche

On peut en voir ici l’intérieur car la façade s’est effondrée sous l’effet de l’érosion, mais ces pigeonniers étaient à l’origine fermés. Ces oiseaux étaient très respectés également pour leur symbolisme religieux. Pour les chrétien, il représente l’esprit saint (comme la colombe) et les musulmans lui accordent également une signification particulière.

peintures à l'entrée d'un pigeonnier

Les grottes sont tellement nombreuses dans le village de Göreme que beaucoup d’hôtels et de pensions proposent des chambres troglodytes. La nôtre avait même un salle de bain taillée dans le roc !

notre chambre à la pension "Pierrafeu"

Nous avons aussi eu droit à une visite guidée d’une maison par un de ses anciens habitants. Aujourd’hui le village troglodyte n’est plus habité car l’érosion a détruit une partie des maisons et menace celles qui sont encore entières.

la chambre des enfants à l'étage

portes et fenêtres laissent entrer la lumière

Mais le must de notre séjour aura été la balade en montgolfière. Il faut se lever tôt pour pouvoir profiter de l’air encore froid du matin, mais quels magnifiques paysages on peut alors découvrir ! En plus, comme tous les ballons décollent à peu près à la même heure, on peut admirer un ciel parsemé de taches de couleurs.

décollage en douceur et en couleur !

La vue panoramique depuis le ciel nous montre des montagnes et des vallées déchiquetées par l’érosion.

l'érosion est à l'œuvre ici depuis des milliers d'années

Certaines montagnes ressemblent même aux fontaines de chocolat fondu que l’on voit dans les vitrines au moment de Pâques.

une montagne qui fond ...

Par endroits, une pierre en basalte, plus résistante à l’action corrosive de l’eau et du vent, a protégé les roches en dessous, créant des formes de champignons que les gens appellent « demoiselles coiffées » ou « cheminées de fée ».

cheminées de fée au premier plan

Parfois, quand la topologie du lieu s’y prête et que le vent souffle fort, certaines pierres arrivent même à se loger sur la tête des touristes :

des touristes coiffés !

Après ces quelques jours passés en Cappadoce, nous avons continué notre périple en bus vers Ankara puis, enfin, Istanbul…

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Le retour par le chemin des écoliers (1/3)

Lundi 31 août 2009

Eh oui, ça y est, l’aventure est finie ! Nous sommes revenus en France et nous avons retrouvé nos familles et nos amis. Mais il nous reste une chose à vous raconter : notre voyage de retour. Car nous n’avons pas choisi la voie la plus rapide : histoire de prendre le temps de rentrer, nous avons décidé de passer par la terre et de voyager en bus à travers la Syrie et la Turquie, puis en train à travers l’Europe de l’est. Sans oublier un petite halte d’une semaine à Istanbul pour nous permettre de respirer une dernière fois ce parfum d’Orient si envoûtant…

Première halte : le Krak des chevaliers, sur la route d’Alep. Cette forteresse impressionnante fut construite et occupée par les Croisés et constitua l’un de leurs derniers refuges lors de la reconquête de la Terre Sainte par Saladin.

limposante muraille  du Krak

l'imposante muraille du Krak

Du haut de ces murs, les défenseurs devaient voir arriver l’ennemi de très loin. Mais pour nous, la vue qui embrasse des kilomètres carrés de collines avait surtout un attrait esthétique.

y a-t-il une armée en approche ?

y a-t-il une armée en approche ?

Le château n’est pas encore complètement en ruine, et nous avons pu nous balader dans les halls de réception, la chapelle, les cuisines et la salle à manger.  Les vieilles pierres ont encore un fort pouvoir d’évocation et on imagine très bien les parties manquantes.

on a limpression que le mur de cette chambre a été emporté hier par un boulet de canon

on a l'impression que le mur de cette chambre a été emporté hier par un boulet de canon

Ensuite, nous avons pris un autre bus en direction de la côte et du seul port que compte la Syrie : Lattaquié. Après une nuit de repos, nous voilà repartis pour la visite d’un autre château fort croisé, celui du libérateur Salah ed Din, appelé Saladin par les Occidentaux.

Cette forteresse est noyée dans un océan de verdure, perchée sur une colline et entourée de vallées et de petites montagnes.

les vallées forment des remparts natuels

les vallées forment des remparts naturels

Ici, les constructions sont moins bien conservées, mais on retrouve tout de même de beaux éléments d’architecture croisée comme ces arches en croix qui forment les écuries.

une architecture typiquement croisée

une architecture typiquement croisée

Après en avoir pris plein les mirettes dans ce dernier château, nous sommes retournés à l’hôtel prendre nos bagages avec de quitter la Syrie pour de bon. Au revoir le Levant … On reviendra, promis !

Mais nos vacances, elles, ne font que commencer. Le mini bus nous dépose à la frontière syro-turque  et c’est à nous de nous débrouiller pour poursuivre notre chemin. Ici, pas de bus pour continuer, il faut attendre un taxi qui n’a pas l’air de vouloir pointer son nez. Après avoir interrogé quelques voyageurs, nous tombons sur un monsieur turc, diplomate, qui se rend au Liban pour son travail. Il est accompagné par son chauffeur qui le laisse continuer en taxi car la voiture ne peut pas entrer en Syrie. Le chauffeur nous propose donc de nous emmener car il doit de toute façon ramener la voiture chez lui. Et nous voilà partis dans une Mercedes climatisée, avec chauffeur (Habib), pour parcourir la centaine de kilomètres qui nous sépare d’Alexandrette. En chemin, Habib nous a même proposé de passer la soirée et la nuit chez lui. Le sens de l’accueil est vraiment le même en Turquie qu’au Liban !

Habib, sa femme et ses 3 enfants

Habib, sa femme et trois de ses enfants

Nous avons donc dîné et passé la nuit chez cette sympathique famille. Habib nous a même conduit à la station de bus pour repartir le lendemain matin !

Après quelques changements de car, nous arrivons en Cappadoce, et nous nous arrêtons tout d’abord pour visiter les fameuses cités souterraines de Derinkuyu (« puits profond »). Cette cité porte bien son nom car elle comprend 8 niveaux creusés dans la roche volcanique et pouvait accueillir 10 000 personnes pendant un mois.

un des huits niveaux creusés dans la roche

un des huit niveaux creusés dans la roche

Ces souterrains ont été creusés dans le but de cacher la population en cas d’invasion. Les premiers à avoir mis en place ce système seraient les Hittites, au XVème siècle avant J.C. Puis les Grecs, les Romains et les Byzantins ont chacun agrandi et amélioré la cité. Tout était prévu : étables, caves, greniers, réfectoires, école, chapelle et même pressoir à vin ou à huile. On sait que la ville a servi de refuge aux Chrétiens fuyant les persécutions aux premiers temps de notre ère.

la chapelle : les chants devaient résonner très loin dans les galeries

la chapelle : les chants devaient résonner très loin dans les galeries

La ville a été redécouverte par hasard dans les années soixante. Un brave jardinier, trouvant que ses tomates absorbaient un peu trop vite l’eau qu’il leur donnait, creusa dans son jardin et découvrit l’une des cheminées d’aération du complexe.

descendre ces escaliers avec seulement une torche pour séclairer ... brrr

descendre ces escaliers avec seulement une torche pour s'éclairer ... brrr

Pour bien profiter de la visite, nous avons passé la nuit sur place … dans un hôtel situé dans la ville à la surface. Nous avons découvert un village très rural, entouré de champs.

les poules se baladent tranquillement au milieu de la route

les poules se baladent tranquillement au milieu de la route

Nous avons même pu assister à la cuisson du pain dans le four commun du village. Les femmes nous ont d’ailleurs offert une de leurs productions : du pain qui sort du four à bois, un régal !

du bon pain tout chaud !

Une galette bientôt prête!

En revenant vers le centre, un couple qui prenait le thé sur son balcon nous a invité à le partager avec eux.

un couple dhabitants de Derinkuyu

un couple d'habitants de Derinkuyu

Une fois installés dans le salon, nous nous vus proposer des objets tricotés par la femme. Le village essaie, comme il peut, de profiter du tourisme.

A suivre…

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Randonnée dans l’Akkar

Mardi 14 juillet 2009

Un dimanche, nous avons été tenté par une randonnée que proposait Lebanese Adventure, un des organismes libanais de tourisme responsable qui planifient chaque week-end des balades dans le pays. Ils nous ont emmené dans une région que nous ne connaissions pas encore : l’Akkar. Elle est constituée de hautes plaines entourées de montagnes et pour s’y rendre, il faut dépasser Tripoli vers le Nord et monter en altitude.

Nous avons commencé par une ascension à flanc de montagne. Le passage n’était pas évident, mais quelle vue en contrebas !

le sentier nous donnait une vue plongeante

le sentier nous donnait une vue plongeante

Nous avons découvert à cette occasion que les Cèdres du Liban n’étaient pas les seuls cèdres du Liban ! En effet, le « Cèdre du Liban » est une espèce bien particulière, mais il existe d’autres espèces de cèdres. Ceux du Akkar sont impressionnants car le printemps leur a donné quelques pousses supplémentaires qui ajoutent un joli vert tendre à leur couleur vert profond.

des cèdres faisant de lombre sur notre passage

des cèdres faisant de l'ombre sur notre passage

Ce qui est agréable avec les randonnées que nous faisons maintenant, c’est que nous sommes toujours entourés de fleurs et de plantes en pleine floraison.

des fleurs parsemment notre chemin

Des fleurs parsèment notre chemin

Une fois le bout du sentier atteint, nous avons eu la surprise d’arriver sur une espace dégagé où les champs cultivés semblaient se cacher entre les montagnes.

la brume rendait le paysage mystérieux

la brume rendait le paysage mystérieux

Pour nous qui sommes maintenant habitués à ne voir que des paysages escarpés où une colline masque la suivante, nous avions l’impression d’avoir découvert une vallée oubliée, cachée entre les montagnes.

les montagnes semblent tremper leurs pied dans ce lac de verdure

les montagnes semblent tremper leurs pieds dans ce lac de verdure

Ici, la couleur la plus abondante était le rouge grâce aux coquelicots.

un champs de coquelicots

un champ de coquelicots

les abeilles aussi aiment ça !

Les bourdons aussi aiment ça !

Ensuite, une fois parcouru le sentier à travers les champs, nous sommes entrés dans une forêt de chênes liège. Enfin des chênes qui ressemblent à ceux de chez nous ! Eh oui, au Liban nous avons surtout vu une espèce de chênes à feuillage persistant qui a de petites feuilles entourées de piquants.

une forêt comme chez nous

une forêt comme chez nous

Nous nous y sommes sentis tellement bien, que c’est là que notre groupe a décidé de faire la pause déjeuner.

une petite pause restauration bienvenue

une petite pause restauration bienvenue

Après une petite sieste, nous voilà repartis à travers champs.

attention à na pas écraser les cultures !

attention à na pas écraser les cultures !

Nous sommes rentrés chez nous fatigués mais contents de cette belle journée dans la nature.

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La fête d’Insan

Lundi 13 juillet 2009

Vous souvenez-vous des cours de travaux manuels que Fabien et moi donnons dans une école associative qui accueille des enfants réfugiés? Eh bien ici aussi, l’année scolaire a pris fin et une fête a été organisée à cette occasion. Fabien et moi avons bien sûr donné un coup de main pour décorer l’école. Le thème plus ou moins choisi (je dis « plus ou moins » car tout est décidé à la dernière minute et sans grande concertation!) étant la ferme, nous avons fait faire des dessins et objets aux enfants en fonction de cela.

Le jour de la fête, toute l’école était en effervescence! May, notre collègue d’arts plastiques, avait préparé avec ses classes de grands panneaux représentant différents arbres fruitiers.

May avec un élève dInsan, en train de préparer un panneau

May avec un élève d'Insan, en train de préparer un panneau

Le jour même, il a fallu les accrocher et voici le résultat!

Quen dites-vous?

Qu'en dites-vous?

May a aussi fait, avec l’aide de son collègue, un grand planisphère pour représenter tous les pays dont sont originaires les enfants… et les professeurs, ce qui fait 17 pays!

Venus des quatre coins du monde

Venus des quatre coins du monde

De notre côté, nous avons eu l’idée de décorer l’école avec:

  • des abeilles, à partir d’une grosse bouteille à eau et de papier mâché
Bzzzzz!

Bzzzzz!

  • un arbre avec des dessins des enfants
Pour fêter le printemps

Pour fêter le printemps

  • un épouvantail que nous avons surtout fait Fabien et moi par manque de temps…
Préparation de lépouvantail

Préparation de l'épouvantail

Un grand bonhomme!

Un grand bonhomme!

Pendant ce temps de disposition, les autres professeurs préparaient les bulletins et travaux de leurs élèves pour les remettre aux parents.

Dans une salle de classe

Dans une salle de classe

L’après-midi fut consacré au spectacle: danses, sketchs et chansons se suivirent allègrement.

Danse kurde en habits traditionnels

Danse kurde en habits traditionnels

Les petits avec des masques réalisés par dautres élèves

Les petits avec des masques réalisés par d'autres élèves

Mona nous a impressionné par sa danse asiatique

Mona nous a impressionné par sa danse asiatique

Avec une de mes classes, j’avais préparé une danse africaine qui a bien plu.

Ensuite, ce fut le temps des dernières photos avec mes élèves.

Avec Jeylane, mon élève préférée

Avec Jeylane, mon élève préférée

Avec Georges et Abdallah

Avec Georges et Abdallah

Dur dur de quitter ces enfants si attachants!

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Dernière rencontre DCChouf

Samedi 4 juillet 2009

Le mois de juin marque une étape pour tous les coopérants: certains vont bientôt rentrer en France faire une pause estivale d’un mois; pour d’autres, c’est la fin de la mission! Pour clore donc cette année en beauté, Benoît, notre formidable correspondant DCC (il faut dire ce qui est!) nous a proposé une randonnée dans le Chouf, suivie d’un déjeuner.

Benoit, le correspondant local de la DCC au Liban

Benoit, le correspondant local de la DCC au Liban

Pour ce week-end, certaines coopérantes libanaises étaient absentes et des coopérantes de Syrie nous ont rejoints. Après un petit déjeuner copieux (avec des croissants de la boulangerie d’en face, aussi bons qu’en France! Si si!), nous avons pris la route pour les cèdres à la libanaise (c’est-à-dire avec beaucoup de retard!).

Petit-déjeuner joyeux!

Petit-déjeuner joyeux!

Dans la réserve, Benoît a joué les guides à sa manière: d’abord sur les sentiers puis ensuite, en dehors! A priori, tout le monde connaissait notre organisateur car nous avons tous chaussé des « espadrilles » (Vous souvenez-vous? Sinon, allez voir notre article sur les libanismes…suite) sauf Florence qui s’en est sortie avec des blessures aux pieds!

Un panorama époustouflant

Un panorama époustouflant

La balade était très agréable, déjà parce qu’en montant en altitude, nous avons trouvé un air plus frais. Ensuite, la montagne était couverte de fleurs de toutes sortes et les papillons, nombreux, dansaient de l’une à l’autre.

Oh! un papillon vert!

Oh! un papillon vert!

Les cèdres, toujours aussi majestueux, faisaient de l’ombre sur notre chemin.

Une petite pause bien méritée, hein Pauline?

Une petite pause bien méritée, hein Pauline?

Nous avons pu observer les pommes de pin aux différents stades de leur vie: les vertes sont de cette année, les marrons, encore bien rondes, sont apparues l’an dernier, et celles qui commencent à s’ouvrir entament leur troisième année et devraient bientôt tomber.

Un jeune cèdre...de quelques centaines dannées?

Un jeune cèdre...de quelques centaines d'années?

Les deux premiers âges de la pomme de pin

Les deux premiers âges de la pomme de pin

Dans cette région et à cette époque, la montagne offrent trois couleurs dominantes aux randonneurs : le vert de la végétation, et le jaune et violet des fleurs. Nous avons croisé de véritables tapis de couleurs.

les fleurs violettes ...

les fleurs violettes ...

... et les jaunes !

... et les jaunes !

Pour clore en beauté cette randonnée sympathique et ouvreuse d’estomac, nous nous sommes rendus dans un de ces nombreux restaurants qui n’ouvrent que pour la période chaude, en terrasse.

Une grande tablée

Une grande tablée